Niger: huit personnes dont six touristes français tuées dimanche par des hommes armés

Mopti : Crainte des populations après de nouvelles menaces du leader du FLM

Par kibaru

Les militaires maliens au niveau de la 5e région administrative du pays, Mopti sont sur le qui-vive. Pour cause, des bruits persistants font état d’une attaque d’envergure que s’apprêtent à lancer les terroristes du Front de libération du Macina du prêcheur radical, Amadou Koufa. De sources bien informées indiquent que cet assaut pourrait avoir lieu au mois de février prochain. Certains affirment même qu’il y a un enregistrement sonore de ce prêcheur radical qui évoque cette attaque visant à contrôler toute la région. Ici, tout le monde y compris les autorités a eu vent de cette attaque. Raison pour laquelle le dispositif sécuritaire a été renforcé pour parer à toute éventualité. Il faut dire que même s’il reste actif avec notamment des coups d’éclat, la capacité de nuisance de ce mouvement a été considérablement réduite par les militaires maliens. C’est ainsi que plusieurs opérations de ratissage sont menées dans plusieurs localités relevant de la région en vue de les sécuriser. A celles-ci s’ajoutent des patrouilles quasi-régulières. Cependant, toute cette stratégie pourrait s’avérer vaine si les populations locales ne sont pas associées. On se rappelle que lors d’une rencontre intercommunautaire récemment organisée à Mopti, le gouverneur ainsi que d’autres responsables ont déploré le manque de collaboration active de la population. Certains en profitent même pour régler des comptes en attribuant ces actes au terroriste Amadou Koufa. Le ministre de la réconciliation nationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed clôturant les travaux a insisté sur le fait que la population doit être impliquée et doit aussi s’impliquer pour que la sécurité et la paix puissent revenir dans cette région.

Pour l’heure en tout cas,  c’est surtout un sentiment de peur qui habite la population craignant d’être prise pour cible par les terroristes. Elle en veut pour preuve le fait que le territoire soit très vaste et certaines localités n’enregistrent aucune présence de l’administration et de l’armée malienne.

Des observateurs avertis pensent que pour venir à bout de cette situation, il faut renforcer les équipements militaires notamment en moyens aériens en plus du concours des forces alliées basées dans le pays telles que les Casques bleus de la MINUSMA et les soldats de l’Opération Barkhane.