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Suppression de la Livebox d’Orange-Mali : des entrepreneurs dénonce une démarche pénalisante

Par kibaru

Les services d’accès à l’internet offerts par les Opérateurs téléphoniques ne semblent pas satisfaire les entrepreneurs maliens. Lesquels les trouvent exorbitants avec une qualité exécrable. Ainsi, la suppression récente sans annonce préalable de l’offre Internet fixe d’Orange-Mali (Livebox) a un peu plus augmenté cette exaspération et cet agacement.

Selon des entrepreneurs maliens regroupés autour du Collectif, #Mali100Mega, depuis 2009, ce service n’a jamais été amélioré et n’a connu qu’une réduction très insignifiante. Ce, alors que dans les pays voisins, des efforts considérables sont déployés pour une plus grande accessibilité de l’internet et à moindre coût, vu que cela contribue au développement économique du pays.

Pour ces entrepreneurs, plutôt que d’améliorer le service d’accès à l’internet illimité, Orange-Mali a décidé d’y mettre un terme et de placer sur le marché d’autres offres internet telles que Confort’O et Premi’O. Ils ont indiqué que celles-ci sont « basées sur la 3G, avec tous les inconvénients qu’elles comportent (débits aléatoires et partagés, quotas de consommation, moindre qualité et débit montant brider) ». A noter qu’actuellement, ces produits sont en rupture de stock.

Avec la suppression de l’offre internet illimitée, désormais toute connexion est payée à la consommation. Ce que déplorent ces entrepreneurs qui n’ont pas hésité à tirer la sonnette d’alarme pour appeler l’Etat et les services concernés à rendre l’internet beaucoup plus accessible et à moindre coût. Car, cela y va de l’épanouissement de la jeunesse. Ils ont donc recommandé le rétablissement et l’amélioration de l’offre illimitée.

Sur un autre plan, ils ont également souhaité la nomination dans les meilleurs délais d’un directeur général à l’Agence Malienne de Régulation des Télécoms/TIC et des Postes (AMRTP) dont la vacance depuis treize mois permet de justifier l’immobilisme. Ils veulent que cette structure soit rattachée à un département opérationnel et moins politique. Ce, pour lui permettre de rappeler à l’ordre les opérateurs qui ne respecteraient pas leur cahier de charges.